« C’est une bonne année, il y a eu beaucoup de grêle !», non, voici un discours que ne tiendra jamais Pierre Perez le fondateur du groupe A + Glass qui, avec l’esprit que nous lui connaissons, souligne que pour lui ce qu’il faut retenir c’est la capacité à mobiliser l’ensemble de ses centres. Ainsi, ceux qui n’étaient pas géographiquement concernés sont venus en aide à ceux qui ont connu une affluence fortement inhabituelle. Solidarité imposée par les conséquences du déréglément climatique, les équipes ont montré qu’elles savaient être mobiles. Une entraide d’autant plus importante que, comme chacun l’a constaté avec les toits vitrés, les surfaces fragilisées sont de plus en plus importantes dans les nouvelles automobiles.
89 nouveaux centres
Au-delà de cette actualité, Pierre Perez et Marie-Pierre Tanugi de Jongh, présidente du directoire du groupe ont présenté le bilan d’une année complète. Non sans rappeler qu’à leur arrivée le groupe avait essuyé une perte de 56 millions la première année. Mais cela c’était il y a plusieurs décennies. Un souvenir dont ils peuvent aujourd’hui sourire avec leurs 127 millions de chiffre d’affaires, soit une progression de 6 % sur l’année. Tout cela sur un marché national, rappelons-le, évalué à 1,7 milliard d’euros. Avec ses 89 nouveaux centres, sur un total actuel de 597, le groupe couvre aujourd’hui 98 % du territoire national. « Si cela représente 1 800 salariés, le franchisé reste toujours le chef d’entreprise », s’empresse de préciser Marie-Pierre Tanugi de Jongh qui souligne encore : « La puissance d’un réseau ne vient pas de l’addition des centres mais du partage de connaissances ». Ainsi 72 nouvelles formations ont été ouvertes, totalisant 7 000 heures de cours. Le recalibrage des bancs dont tous les centres sont aujourd’hui détenteurs est, ainsi, un des points auquel il est apporté la plus grande attention. Ce d’autant que les matériels de calibrage ne cessent de se renouveler. Et, il va sans dire, que la nouvelle facturation électronique est un des nouveaux challenges. Challenge que la maison connaît bien, elle qui vient d’être élue dans la catégorie « Meilleure enseigne » par nos confrères du magazine Capital.
6 % des véhicules de remplacement sont électriques
Côté responsabilité environnementale, fidèle depuis 1986 à sa devise « Réparer lorsque c’est possible et remplacer que lorsque c’est nécessaire », fier de son « Clean up day» qui part, notamment, chaque année à la chasse aux mégots de cigarettes qui pourraient se trouver dans les rues environnant les centres comme de sa chasse aux mails qui encombrent les serveurs, le réseau garde son avance, fier de de son bilan carbone. Et cela n’est pas seulement le résultat des 6 % de ses 2 400 véhicules de remplacement qui sont électriques et du recyclage des parebrises comme des phares avec Chimirec et Véolia. Si ces derniers ne tournent pas encore en circuit fermé cela reste, bien entendu, l’objectif.
Pour la suite, si l’on a beaucoup parlé de grêle, l’on pourra retenir que le siège administratif du groupe quitte le 265 route de Narbonne pour le 125, quelques numéros gagnés mais une grande fidélité à Toulouse, bien entendu !
Article de Philippe Colombet pour Profession Carrossier.



